La Turquie se joint aux membres de l’OTAN et à l’Ukraine pour soutenir un plan de banque de financement de la défense de 134 milliards de dollars
Les points importants
- Banque de défense : La Turquie et sept membres de l'OTAN plus l'Ukraine soutiennent la création d'une banque de 134 milliards de dollars.
- Fonctionnement : L'institution agira comme une banque multilatérale de développement pour la défense, offrant des prêts à taux réduits.
- Contexte : Face aux pénuries après l'invasion russe, l'OTAN s'est engagée à investir 5 % du PIB dans la défense d'ici 2035.
La Turquie s’est jointe à sept États membres de l’OTAN et à l’Ukraine pour soutenir un plan visant à créer une banque basée au Canada qui pourrait lever jusqu’à 134 milliards de dollars pour financer des projets de défense et de sécurité à moindre coût.
La Banque de défense, de sécurité et de résilience (BDSR) a été annoncée lors du sommet de l’OTAN à Ankara. Les signataires sont le Canada, l’Albanie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine, selon une déclaration publiée par le cabinet du Premier ministre canadien.
L’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN, ce qui signifie que l’initiative est un effort collectif des États participants plutôt qu’une banque officielle de l’OTAN.
L’institution proposée doit fonctionner comme une banque multilatérale de développement pour la défense. Elle utiliserait la solidité financière des gouvernements membres pour emprunter sur les marchés, puis orienter les fonds vers la production de défense, la cybersécurité, les infrastructures critiques et les chaînes d’approvisionnement.
La banque pourrait accorder des garanties de prêt aux banques commerciales qui financent des entreprises de défense et financer des projets d’importance stratégique pour la sécurité. Les pays partenaires ont été invités à ratifier les plans chez eux, dans le but de démarrer les opérations en 2027.
La BDSR vise également une notation de crédit AAA, ce qui lui permettrait d’octroyer des prêts à des taux d’intérêt plus bas, mais l’absence des grandes économies du G7 autres que le Canada pourrait limiter sa puissance financière, a rapporté Reuters.
Le plan intervient alors que les pays de l’OTAN sont sous pression pour accroître la production d’armements après que l’invasion russe de l’Ukraine a mis en évidence des pénuries de munitions, de défense aérienne et de capacité industrielle.
Les dirigeants de l’OTAN ont convenu lors du sommet de 2025 à La Haye d’investir 5 % du produit intérieur brut chaque année dans la défense et la sécurité d’ici 2035. L’engagement comprend 3,5 % pour les besoins de défense de base et 1,5 % pour les dépenses liées à la défense telles que les infrastructures critiques, la préparation civile, l’industrie et l’innovation.
Lors du sommet d’Ankara cette semaine, l’OTAN a également exhorté les institutions financières à accroître les prêts et les investissements en actions dans les secteurs de la défense, de la sécurité et de la résilience. Les banques et les fonds qui ont salué cet appel avaient déjà mobilisé 217 milliards de dollars pour la défense et la sécurité.




