Une affiche de l'initiative politico-sécuritaire israélienne "Coalition pour la sécurité régionale" représentant (de gauche à droite) le roi Abdallah II de Jordanie, le président libanais Joseph Aoun, le président syrien par intérim Ahmed al-Sharaa, le président palestinien Mahmoud Abbas, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président émirati Sheikh Mohamed ben Zayed al-Nahyan, le sultan omanais Haitham ben Tariq al-Saïd, le roi Mohammed VI du Maroc et le roi Hamad ben Issa al-Khalifa de Bahreïn, avec au-dessus le slogan en hébreu "un temps pour la guerre, un temps pour la paix ; maintenant est le temps de l'Alliance abrahamique", est affichée à Tel Aviv le 26 juin 2025. (Photo par Jack GUEZ / AFP)
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Le conflit Iran-Israël ouvre la porte à un nouveau rôle pour la Turquie au Moyen-Orient, selon l’ambassadeur américain

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Par Bosphorama

Publié le

Le conflit en cours entre l’Iran et Israël représente une opportunité de remodeler le Moyen-Orient, avec un rôle central pour la Turquie dans l’avenir de la région, a déclaré dimanche l’ambassadeur américain en Turquie Tom Barrack.

« Ce qui vient de se passer entre Israël et l’Iran est une occasion pour nous tous de dire : ‘Time out. Traçons une nouvelle voie’ », a déclaré Barrack à l’agence de presse publique turque Anadolu. « La Turquie est la clé de cette nouvelle voie. »

Dépeignant une région prête pour un nouveau dialogue, Barrack a affirmé que les hostilités de longue date devraient être réexaminées. « Le Moyen-Orient est prêt à engager un nouveau dialogue. Les gens sont fatigués de la même vieille histoire », a-t-il déclaré.

Il a suggéré qu’Israël lui-même était « en train d’être redéfini » et a appelé ses voisins à rechercher un accord avec lui. Évoquant la Syrie et le Liban, Barrack a estimé que la paix était possible.

« Le président [Ahmed] al-Sharaa a indiqué qu’il ne haïssait pas Israël et qu’il voulait la paix sur cette frontière », a déclaré Barrack, faisant référence au dirigeant syrien arrivé au pouvoir après la chute de Bachar al-Assad. « Je pense que cela se produira aussi avec le Liban. Il est nécessaire de parvenir à un accord avec Israël. »

La Turquie, qui a soutenu les rebelles islamistes ayant renversé Assad et formant désormais le nouveau gouvernement syrien, a joué un rôle majeur dans la transformation de la Syrie, a déclaré l’ambassadeur. « Ce qui se passe en Syrie est en grande partie dû à la Turquie », a-t-il ajouté.

Barrack a également déclaré que le président américain Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdoğan considéraient ce moment comme une opportunité historique.

« Ils voient qu’il s’agit d’une opportunité à un moment vraiment intéressant de leurs vies où ils peuvent changer le dialogue. Et le dialogue au Moyen-Orient nécessite un leadership fort », a-t-il déclaré.

Abordant Gaza, Barrack s’est montré optimiste quant à la possibilité d’un cessez-le-feu dans un avenir proche. « Nous allons voir un cessez-le-feu à Gaza dans un avenir proche. Je pense que nous avons la bonne équipe pour y parvenir », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un tel développement pourrait accélérer un réalignement régional.

Il a noté que les pays « commençaient à se rapprocher des Accords d’Abraham », faisant référence aux accords de normalisation entre Israël et plusieurs États arabes facilités par les États-Unis.

Barrack a également exprimé sa confiance dans le potentiel de restauration des relations turco-israéliennes, qui se sont fortement détériorées pendant la guerre de Gaza. « Cela peut se reproduire. Ce n’est pas une question religieuse, c’est un malentendu sur les désirs territoriaux », a-t-il déclaré. « Alors avoir une discussion, un dialogue… cela aura lieu. »

© Agence France-Presse

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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