Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Shibani et l'envoyé spécial américain pour la Syrie, l'ambassadeur en Turquie Thomas Barrack (à droite), lors d'une cérémonie de lever de drapeau à la résidence de l'ambassadeur américain à Damas le 29 mai 2025. (Photo par Rami al SAYED / AFP)
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Les États-Unis prévoient de réduire leurs bases militaires en Syrie à une seule selon l’envoyé américain

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Par Bosphorama

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Les États-Unis ont entamé la réduction de leur présence militaire en Syrie avec l’objectif de ne maintenir à terme qu’une seule base dans le pays, a affirmé l’envoyé spécial américain dans une interview.

Six mois après le renversement de l’ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, Washington réduit progressivement ses effectifs dans le cadre de l’Opération Inherent Resolve (OIR), une coalition militaire lancée en 2014 pour combattre le groupe extrémiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

“La réduction de notre engagement militaire dans l’OIR est en cours”, a déclaré l’envoyé américain pour la Syrie, Tom Barrack, lors d’un entretien avec la chaîne turque NTV lundi soir.

“Nous sommes passés de huit bases à cinq, puis à trois. Nous n’en conserverons finalement qu’une.”

Mais il a reconnu que la Syrie faisait toujours face à d’importants défis sécuritaires sous l’autorité intérimaire d’Ahmed al-Sharaa, dont la coalition à dominante islamiste avait renversé Assad en décembre.

La chute d’Assad a mis fin à 14 ans de guerre civile sanglante en Syrie, mais les nouvelles autorités peinent à contenir les récentes flambées de violences sectaires.

Barrack, également ambassadeur des États-Unis en Turquie, a plaidé pour l’“intégration” des différents groupes ethniques et religieux du pays.

“La société reste très tribale. Il est très difficile de la rassembler”, a-t-il estimé.

Mais “je pense que cela finira par se faire”, a-t-il ajouté.

Le Pentagone avait annoncé en avril que les États-Unis réduiraient de moitié leurs effectifs en Syrie (moins de 1000 hommes) dans les mois à venir, jugeant que l’EIIL n’était plus qu’à l’état de “reliquats”.

© Agence France-Presse

Cet article a été traduit de sa version originale depuis le site Turkish Minute.

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