Un touriste britannique emprisonné pour avoir craché sur le drapeau turc
Les points importants
- Arrestation : Un touriste britannique de 58 ans a été interpellé après avoir craché sur un drapeau turc dans le hall d’un hôtel à Alanya.
- Accusation : Il est poursuivi pour « insulte aux symboles de la souveraineté de l’État », un délit passible de un à trois ans de prison.
- Contexte répressif : Cette affaire illustre la sévérité des lois turques sur les symboles nationaux, dans un climat où la justice est souvent instrumentalisée.
La Turquie a arrêté mercredi un touriste britannique après qu’il a prétendument craché sur un drapeau turc dans un hôtel de la province méridionale d’Antalya, selon l’agence de presse Demirören (DHA).
Stephen Kerr, 58 ans, séjournait dans un hôtel du quartier de Dinek à Alanya lorsqu’il s’est disputé avec le personnel de l’établissement pour une raison non précisée.
Alanya se trouve à environ 130 kilomètres (80 miles) à l’est de la ville d’Antalya.
Kerr aurait craché sur un drapeau turc accroché dans le hall de l’hôtel après la dispute.
Les employés de l’hôtel l’ont maîtrisé et ont appelé la police, qui l’a placé en garde à vue.
La police a interrogé Kerr avec l’aide d’un interprète avant de le déférer au tribunal d’Alanya.
Un juge a ordonné la détention provisoire de Kerr en attendant son procès pour « insulte aux symboles de la souveraineté de l’État ».
Il a ensuite été transféré à la prison fermée de type L d’Alanya.
L’ambassade britannique n’a pas immédiatement commenté l’affaire.
L’accusation relève de l’article 300 du code pénal turc, qui érige en crime le fait de déchirer, brûler, insulter ou dégrader publiquement le drapeau turc ou tout autre symbole de la souveraineté de l’État.
Cet article couvre également les insultes aux dix premières lignes de l’hymne national turc, l’« İstiklal Marşı ».
Les infractions sont punies d’un à trois ans de prison.
En août 2025, le parquet turc avait ouvert une enquête après qu’une touriste étrangère s’est filmée en train de faire une danse sensuelle sur un mât de drapeau en Cappadoce et a posté la vidéo sur les réseaux sociaux.
L’issue de cette enquête n’était pas claire.
Avec des informations de l’Agence France-Presse




