Donald Trump peut-il réellement briser le pacte atlantique ? Si Washington pivote définitivement vers l’Asie, la survie sécuritaire de l’Europe pourrait reposer sur un allié aussi complexe qu’incontournable : la Turquie. S. Rumi Ünal décrypte pourquoi la puissance terrestre turque est l’unique « assurance-vie » crédible face à la menace russe, tout en soulignant le paradoxe majeur d’Ankara : peut-on protéger la démocratie européenne sans l’appliquer chez soi ?
Une inflexion du discours d’Ankara Dans un contexte de tensions croissantes entre l’Iran, les États-Unis et Israël, les prises de position d’Ankara méritent une attention particulière. A travers l’interview accordée le 27 mars 2026 par le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan à la chaîne proche du gouvernement A Haber, il est possible d’analyser […]
Alors que les crises au Moyen-Orient replacent Ankara au centre de l’échiquier énergétique et logistique mondial, une question demeure : peut-on être un partenaire stratégique sans être un allié fiable ? De l’apogée du soft power des années 2000 au durcissement sécuritaire post-Gezi, S. Rumi Unal analyse la dérive d’une Turquie devenue incontournable par sa géographie, mais isolée par ses choix politiques. Un diagnostic sans concession sur une relation euro-turque désormais réduite à la simple gestion des intérêts.
Alors que la guerre en Iran approche de son premier mois, il devient de plus en plus évident que le conflit ne restera pas limité à un face-à-face entre Téhéran et l’axe Washington–Tel-Aviv. Les déclarations franches de Donald Trump révèlent d’ailleurs une certaine surprise de la part de l’administration américaine face à la capacité de résistance de l’Iran et à son aptitude à élargir le conflit vers le Golfe.
Entre opportunisme stratégique et crainte d’un embrasement régional, Ankara observe la fragilisation de l’Iran avec un réalisme assumé. Alors que le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, semble acter la supériorité militaire américano-israélienne, la Turquie se prépare à une reconfiguration profonde des équilibres au Moyen-Orient. Analyse d’une diplomatie qui mise sur la puissance pour ne pas subir le chaos
Alors que l’Iran vacille sous les coups d’une offensive technologique et militaire sans précédent, une question hante les chancelleries : Ankara est-elle le prochain domino ? Entre sa loyauté à l’OTAN et ses ambitions régionales, la Turquie joue une partition serrée. Rumi S. Ünal analyse l’effondrement de l’équilibre persan et les vulnérabilités d’une puissance turque forcée au pragmatisme pour éviter l’onde de choc.
Alors que les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un point critique, Ankara observe avec une prudence stratégique. Entre héritage impérial et impératifs de sécurité nationale, Rumi S. Ünal analyse pourquoi, malgré des rivalités séculaires, la Turquie a tout intérêt à préserver la stabilité de son voisin iranien. Une plongée dans les coulisses d’une diplomatie où l’équilibre régional ne tient qu’à un fil.
La visite de Kyriakos Mitsotakis à Ankara, en ce mois de février 2026, a confirmé la nouvelle direction prise par les relations turco-grecques : celle d’une stabilité pragmatique. Loin de l’effervescence des années passées, cette rencontre s’inscrit dans un contexte où Athènes multiplie les alliances militaires avec Israël et l’Inde, tandis qu’Ankara réévalue ses priorités stratégiques. Rumi S. Ünal, ancien diplomate, analyse les dessous de ce dialogue de gestion et se demande si l’héritage d’Atatürk et de Venizelos peut encore suffire à contenir une rivalité structurelle.
Pourquoi la Turquie court-elle aujourd’hui après ses anciens rivaux ? Du « zéro problème avec les voisins » au revirement spectaculaire face à l’Égypte de Sissi, retour sur quinze ans d’une diplomatie turque en quête de stabilité. Une analyse sans concession sur les limites de la puissance et les leçons du réalisme structurel.
Le 27 janvier 2026, Jean-Noël Barrot déambulait dans une Ankara indifférente. Pas de gros titres, pas de polémique : le silence de la presse turque est le symptôme d’une relation franco-turque devenue purement transactionnelle. À vrai dire, rien de surprenant. Depuis longtemps déjà, l’opinion publique turque ne considère plus les relations avec la France – […]